dimanche 13 septembre 2009

PROCHAINES DATES D'AURELIEN RICHARD


19 septembre - Espace Vélodrome, Plan les Ouates (Suisse)

Ô Carmen

de Olivier Martin-Salvan, Anne Reulet-Simon, Nicolas Vial

musique : Georges Bizet

composition originale : Aurélien Richard

avec : Olivier Martin-Salvan

pianiste et chef de chant : Aurélien Richard

www.plan-les-ouates.ch/velodrome


26 septembre - Le Chevalet, Noyon

Ô Carmen

www.ville-noyon.fr/-10-Le-theatre-du-chevalet-.html


2 et 3 octobre - Le Printemps de Septembre, Toulouse

Hoketus

conception, chorégraphie, musique : Aurélien Richard

réalisation, interprétation : Mickaël Phelippeau et Aurélien Richard

collaborateurs artistiques : Christine Caradec, Thierry Grapotte, Bruno Moinard et Félix Perdreau

www.printempsdeseptembre.com


9 et 10 octobre - Le Forum, Blanc-Mesnil

Shake that devil !

conception, chorégraphie : Alban Richard

avec la participation des artistes Xavier Baërt, Mélanie Cholet, Max Fossati, Laurie Giordano, Lionel Hoche, David Lerat, Martha Moore, Laëtitia Passard, Laurent Perrier, Alban Richard, Aurélien Richard, Jesus Sevari (distribution en cours et sous réserve)

www.leforumbm.fr


12 octobre - Festival Les larmes du rire, Épinal

16 octobre - Théâtre de l’épinoche, Saint-Chamond

Ô Carmen


28 et 29 octobre - Dôle

Chorus

projet de Mickaël Phelippeau

avec un groupe de choristes issus des chorales la Clé des chants et Chœur à Cœur dirigées par Florence Grandclément

collaboration : Maeva Cunci et Aurélien Richard

www.ccnfc-belfort.org

samedi 1 août 2009

DATES DE FIN D'ETE


Aurélien RICHARD on stage :


5 août 2009 - Festival Les jeux du théâtre, Sarlat

O CARMEN

www.festival-theatre-sarlat.com


10 et 13 août 2009 - Festival ImPulsTanz, Vienne (Autriche)

AUTO

www.impulstanz.com


5 septembre 2009 - chez Bushwick/CPR, New York (US)

AUTO/FILM (extraits)

www.chezbushwick.net


5 septembre 2009 - Festival Opéra des rues, Paris

O CARMEN

www.operadesrues.com


toutes infos sur www.aurelienrichard.fr

mardi 30 juin 2009

DATES DE DEBUT D'ETE




Aurélien RICHARD on stage :

- les 9 et 10 juillet, Théâtre de Machy, pour "O Carmen", mise en scène Nicolas VIAL

- les 16 et 18 juillet, Festival de musique de chambre de Lançon de Provence, pour "récital Debussy"

Aurélien RICHARD backstage :

- le 2 juillet, Le Plateau à Paris, pour "Pour un numéro d'objet", conception Mickaël PHELIPPEAU

toutes infos sur www.aurelienrichard.fr

lundi 1 juin 2009

AURELIEN RICHARD A MONTPELLIER DANSE


Aurélien Richard reprend AUTO, pièce chorégraphique de David Wampach, les 22 et 23 juin prochain 18 heures au Festival MONTPELLIER DANSE, au studio Bagouet / les Ursulines...

Renseignements : www.montpellierdanse.com

"Entrer dans l’univers de David Wampach, c’est comme entrer dans un laboratoire ou dans une série de science-fiction. On en sort déstabilisé. Déjà avec BASCULE, puis QUATORZE, il s’employait à troubler les perceptions.
AUTO est un objet chorégraphique à plusieurs voix. La sienne, et celle d’Aurélien Richard, pianiste. Le musicien, sur un piano qui ne cesse de rouler, parcourt l’espace. À mi-chemin entre illusion et réalité, vérité et mensonge, direct et différé, les deux interprètes tentent d’avancer ensemble pour explorer et définir une relation nouvelle entre musique et danse. Dans cette espace fermé, sorte de boîte à musique, l’atmosphère est prégnante, voire sulfureuse. Les transformations visuelles et les métamorphoses participent encore à la confusion. Tout bouge dans AUTO. Ce spectacle décadre le rapport à la musique, à l'image et au personnage. Non sans autodérision, David Wampach manie les références pour mieux s’en affranchir, et le chorégraphique devient le laboratoire de la série B, des corps transformés et de l'illusion."

samedi 28 mars 2009

SAISON 08/09 : DERNIERES DATES !


Aurélien Richard sera l'interprète pianiste de "BUKOWSKI-QUATUOR, JUSQU'A CE QUE LES DOIGTS SAIGNENT", concert-lecture avec l'acteur Eric FREY les 10, 11 avril et 8, 16 mai à 21h15, au Babilo, 9 rue du Baigneur, dans le 18ème arrondissement de PARIS.

Il sera ensuite au Festival Montpellier Danse les 22 et 23 juin à 18h, au CCN, studio Bagouet, à MONTPELLIER, pour la reprise de la pièce chorégraphique et musicale de David WAMPACH "AUTO", dont il est l'interprète musicien et le compositeur.

Enfin, il donnera en compagnie de Marie VERMEULIN, jeune pianiste lauréate du Concours Messiaen 2007, le "Sacre du Printemps" de STRAVINSKI et les "Epigraphes antiques" de DEBUSSY dans le cadre des Printemps de la danse, en l'église de VILLEBOIS-LAVALETTE, le 27 juin à 19h.

Viendront ensuite les dates des festivals d'été...

jeudi 5 mars 2009

REPRESENTATIONS "BUKOWSKI" A PARIS



"Bukowski, jusqu'à ce que les doigts saignent (Bukowski-quatuor)" sera donné les 12, 13 et 14 mars au Babilo, à Paris, 9 rue du Baigneur, avec Eric Frey, acteur.

Voici l'article paru dans l'Humanité en décembre concernant ce spectacle :

" Bukowski ou l’ivresse des mots

SPECTACLE . Éric Frey se glisse dans l’univers de Bukowski avec bonheur, en compagnie de trois musiciens-complices. On en redemande.

« Dormir, mourir », dit Hamlet. Boire, baiser, fumer, dormir, mourir, telle aurait pu être la devise de Bukowski, Charles, poète, écrivain américain né en 1920, mort en 1994. Auteur culte sur le tard, vénéré pour des raisons plus anecdotiques que littéraires, son écriture témoigne d’un écrivain à la plume rageuse et poétique, insoumise et libre qui prend à contre-pied les règles de la bienséance littéraire. Une écriture noire, sans concessions, acérée et irrévérencieuse qui déroule le fil de ses obsessions - les femmes, l’alcool, la violence - loin, très loin d’une humanité standardisée, plus proche d’un bestiaire imaginé où les hommes font figure de héros déglingués. Bukowski dit « je » dans ce jeu de miroir infini qu’il nous tend sous le nez et dans lequel chacun de nous peut se reconnaître. Une lucidité éveillée, une empathie qui ne dit pas son nom avec lui-même et son prochain, une distance salutaire qui lui permet de rire de tout, et surtout de lui-même.

C’est à partir de ses correspondances qu’Éric Frey, acteur formé au Conservatoire dans les classes de Vitez et de Bouquet, a mis en espace et en musique Bukowski Quatuor ou jouer du piano ivre, un spectacle qu’il a créé voilà six ans et qu’il joue, de-ci, de-là, dans des endroits improbables, devant un comptoir, dans l’arrière-salle d’une boutique, ou encore dans le sous-sol d’un pub. Il suffit que les emplois du temps des uns et des autres leur permettent de se retrouver pour dire, lire, feuilleter du
Bukowski, autour d’une bière, cela va de soi.

Un quatuor né au fil des rencontres et qui réunit, autour d’Éric Frey, trois musiciens incroyablement doués : Aurélien Richard au piano, Tommaso Montagnani à la contrebasse et Sorriso à la batterie. Tout est là : les mots acérés, le regard brouillé, les chambres minables dans des hôtels encore plus minables, les rencontres du petit matin, les filles, le jazz… Et c’est subtil, et c’est drôle. L’ombre de Bukowski plane, nous enveloppe et, dans ce défilé d’une nature humaine hétéroclite, passe celle d’un Art Pepper, d’un Archie Shepp, d’un Rimbaud aussi. Entre Frey qui prend un malin plaisir à nous faire entendre un Bukowski pétillant loin de la facilité fumeuse, toujours sensible, et le talent de ses musiciens, non seulement on est séduit mais les mots de l’écrivain résonnent en cette période étrange où l’interdit, l’autocensure, la morale voudraient dominer le monde.

Ça joue à contretemps, ça dit des mots que nos gardiens de la morale bipent à chaque instant, ça dit la vie, l’amour, le plaisir de boire et de s’en griller une, le plaisir d’aimer et la solitude comme un instant suspendu et nécessaire pour vivre. Et ces mots nous collent à la peau, ne nous lâchent plus, nous aident à poursuivre notre route, un peu moins seuls, puisqu’ils sont là, à éveiller nos consciences engourdies.

Marie-José SIRACH, in "L'Humanité", 08 décembre 08 "

lundi 23 février 2009

DERNIERS ARTICLES SUR "O CARMEN"


"Comme un millefeuille"

À Paris, au Théâtre du Rond-Point, ce soir, dans le noir, du monde riait. Peu informé avant d’être plongé dans l’obscurité, le public était libre d’interpréter la notion d’« opéra clownesque ». Des clowns qui chantent, un opéra aux paroles délurées ? Pas du tout. Ou bien si, un peu ! Olivier Martin-Salvan, qui ne joue pas moins de vingt personnages à lui seul pendant une heure et quart, emmène le spectateur dans les coulisses d’un Opéra où va se produire le célèbre opéra-comique « Carmen ».

Le comédien raconte les répétitions de spectacle en dévoilant progressivement ses capacités surprenantes. Sans décor ni déguisement, il change brusquement de lieu, de personnage. Adoptant un accent pour le metteur en scène, une poitrine autant imaginaire que généreuse pour la maquilleuse, de longs cheveux pour Carmen, un petit sourire retroussé pour le chef d’orchestre… Du baryton à la soprano, Olivier Martin-Salvan ose et dose. Décalage dans le jeu mais également dans la mise en scène sont au programme. Un comédien masculin costaud imitant une jeune femme qui sautille avec légèreté : fabuleux ! Le comédien livre au public son talent, qui ressemble à un mille-feuille. On le voit doué, on le voit simple, on s’y attache.

Cette balade qu’il propose au cœur d’un univers artistique agité, où le budget et les heures avant la première représentation sont serrés, est ambitieuse. Si le spectateur réussit progressivement à comprendre l’histoire, saisir les particularités des personnages, des moments d’égarement demeurent tout au long de la pièce. Ainsi, le premier quart d’heure est décevant. L’humour grotesque ouvre le bal, et il faut s’accrocher pour comprendre qui est qui : quatre personnages imaginaires qui échangent, mais un seul homme en scène ! Notre imagination est vivement sollicitée, habilement aidée cependant par les gestuelles et bruitages étonnamment justes auxquels se livre Olivier Martin-Salvan.

Outre le rire, le spectateur entrevoit la réalité du monde qui existe derrière les rideaux. En effet, le metteur en scène Nicolas Vial et la dramaturge Anne Reulet-Simon, notamment, sont allés enquêter préalablement auprès de professionnels liés à l’opéra afin de pouvoir en parler à leur manière : clownesque.

De son côté, le pianiste Aurélien Richard interprète remarquablement la musique originale de Georges Bizet (Carmen) en alternant avec ses compositions propres. Il tourne quasiment le dos à la salle mais, entre deux morceaux, on peut le voir froncer les sourcils, prendre des airs méprisants, intrigués… Jeu en définitive assez curieux, car en voyant ses expressions de visage, on attend davantage de lui. Pourtant, il ne nous donnera rien de plus. Olivier Martin-Salvan ne l’y invite d’ailleurs pas puisque il ne le regarde jamais.

Main dans la main, sourires et clins d’œil échangés : c’est pendant les applaudissements nombreux que l’on découvre la grande complicité qui lie les deux hommes. Divertissante, la pièce l’est assurément, et pour ceux qui apprécient l’absurde ils auront l’occasion de rire davantage…

Amicie de Vannoise, in Les Trois Coups


"O Carmen"

Crise oblige, voici une version économique de l'opéra de Bizet qui force l'admiration et détend l'atmosphère. Carmen en une heure dix chrono pour un comédien solo et un virtuose flegmatique au piano: telle est l'acrobatie lyrique accomplie à la perfection par Olivier Martin-Salvan co-auteur avec Anne Reulet-Simon et Nicolas Vial de cet O Carmen à haute valeur hilarante. Clown-polyvalent, chanteur polyphonique, ce jovial homme-orchestre ne se contente pas de chanter tous les rôles d'une belle voix; il est aussi machiniste, décorateur, radioréveil, toutou à sa diva, musicien étourdi, chef d'orchestre au bord de la crise de nerfs, femme de ménage... Divanissimus.

Jean-Michel Ulmann, in Impact Médecine n°267