mardi 6 janvier 2009

DATES AURELIEN RICHARD DE JANVIER A JUIN 09


(crédit photographique : Myriam TIRLER)

Pianiste :

- 13 et 14 janvier : O CARMEN, spectacle avec Olivier MARTIN-SALVAN, mise en scène de Nicolas VIAL, La Comète, Scène Nationale, CHALONS-EN-CHAMPAGNE
- 19 et 20 janvier : AUTO, chorégraphie de David WAMPACH, Festival Faits d'Hiver, PARIS
- 22 janvier au 28 février : O CARMEN, spectacle avec Olivier MARTIN-SALVAN, mise en scène de Nicolas VIAL,Théâtre du Rond-Point, PARIS
- 12 au 14 mars : BUKOWSKI, JUSQU'A CE QUE LES DOIGTS SAIGNENT, spectacle avec Eric FREY, Le Babilo, PARIS
- 10 et 11 avril : BUKOWSKI, JUSQU'A CE QUE LES DOIGTS SAIGNENT, spectacle avec Eric FREY, Le Babilo, PARIS
- 17 avril : RECITAL DE CREATIONS, Conservatoire Supérieur de Musique, PARIS
- 7 au 9 mai : BUKOWSKI, JUSQU'A CE QUE LES DOIGTS SAIGNENT, spectacle avec Eric FREY, Le Babilo, PARIS
- 15 mai : RECITAL SCRIABINE/RACHMANINOV/TÜÜR, Office de la Culture, CHAUMONT
- 25 et 26 juin : AUTO, chorégraphie de David WAMPACH, Festival Montpellier Danse, MONTPELLIER


Compositeur :

- 19 et 20 janvier : AUTO, chorégraphie de David WAMPACH, Festival Faits d'Hiver, PARIS
- 12 au 14 mars : BUKOWSKI, JUSQU'A CE QUE LES DOIGTS SAIGNENT, spectacle avec Eric FREY, Le Babilo, PARIS
- 10 et 11 avril : BUKOWSKI, JUSQU'A CE QUE LES DOIGTS SAIGNENT, spectacle avec Eric FREY, Le Babilo, PARIS
- 17 avril : RECITAL DE CREATIONS, Conservatoire Supérieur de Musique, PARIS
- 7 au 9 mai : BUKOWSKI, JUSQU'A CE QUE LES DOIGTS SAIGNENT, spectacle avec Eric FREY, Le Babilo, PARIS
- 25 et 26 juin : AUTO, chorégraphie de David WAMPACH, Festival Montpellier Danse, MONTPELLIER


Retransmissions radio :

- 19 janvier : CONCERT JANACEK/SRNKA, avec le Quatuor DIOTIMA, HESSISCHER RUNDFUNK
- 2 février : LE FOU DU ROI, FRANCE INTER

mardi 9 décembre 2008

ACTUALITE D'AURELIEN RICHARD


(crédit photographique : Myriam TIRLER)

Après avoir donné "Bukowski, jusqu'à ce que les doigts saignent..." au Babilo (cf. voir l'article du 8 décembre dans l'Humanité sur le blog des Désinents : desinents.blogspot.com), Aurélien RICHARD part en résidence aux Scènes du Jura pour recréer "O Carmen", spectacle qui sera donné pour deux dates à la Scène Nationale de Dôle les 16 et 17 de ce mois, ainsi qu'au Théâtre la Chélidoine à Saint-Angel les 19 et 20, avant une résidence à la Comète de Châlons-en-Champagne et le début d'un mois et demi de représentations au Théâtre du Rond-Point à partir de janvier. Plus d'infos très bientôt...

jeudi 6 novembre 2008

ARTICLE SUR AURELIEN RICHARD, IN "DANSER"


(crédit photographique : Myriam TIRLER)

Bonnes notes

Musicien pour la danse, Aurélien Richard a collaboré avec des chorégraphes comme David Wampach ou son propre frère Alban, avec Forsythe et Kylian à l’Opéra de Paris et avec Maurice Béjart. Il est aussi directeur artistique d’un collectif d’artistes, les Désinents.

Non, Aurélien Richard ne vient pas d’entrer dans la danse. Repéré récemment au côté de David Wampach dans Auto, habitant l’espace avec son piano à l’instar des performances de Joseph Beuys. Il n’est pas non plus parachuté par son frère Alban, avec lequel il a certes collaboré sur Blood Roses, Häftling, A tribute to B. Né à Brest, il ressent le désir de piano dès qu’il sait parler. « J’étais programmé pour la virtuosité, j’étais un bouffeur de partitions ». Dès la quatrième, c’est une vie de solitude : le CNED, les conservatoires, puis, dès quatorze ans, les concerts et même un poste de professeur d’accompagnement à l’ENM du Havre !
Cet adolescent vit éloigné du rock de ses congénères, se nourrit de Messiaen, de Poulenc, de Berg, et réduit dans sa chambre des partitions d’orchestre pour piano. Le choc, c’est-à-dire ce qui va le sortir de sa tour d’ivoire, c’est le premier contrat d’Alban avec Karine Saporta, c’est le Spectre en 1995 au Théâtre de la Ville. Chopin, le romantisme, mais aussi et surtout la grâce de la danse.

Trois ans plus tard, il quitte le Havre pour Paris et passe une audition pour être chef de chant à la section danse de l’Opéra. IL est pris, Brigitte Lefèvre l’oriente alors, en tant que sang neuf, vers les créations contemporaines. « C’est ainsi que j’ai travaillé avec Forsythe sur In the Middle…, Pas/parts, Wound Work ; Kylian ensuite, pour Doux mensonges avec William Christie, j’ai coaché danseurs et musiciens dans la même musicalité du corps. » C’est que pour Aurélien, « un corps qui vit et qui chante, c’est une vibration dans l’espace. » Ainsi, pour lui, la dérive d’un musicien qui donne un récital, le risque permanent, c’est de ne pas être touché par les différences corporellement parlant. Car Beethoven exulte le corps, Bach est plus psychique par exemple. Un pianiste doit être sensible aux énergies.

Par rapport à la danse, un musicien ou un DJ doit se poser la question de sa légitimité sur le plateau, et songer à projeter dans l’espace sonore son corps d’interprète. La danse procure à Aurélien un rythme de travail qui lui convient, « entre solitude et plateau, je navigue ». En effet, un musicien sans la danse vit « un sacerdoce avec son instrument ». La danse lui permet de s’ouvrir aux autres, sans jamais composer avant d’avoir capté le mouvement, rencontré les danseurs. « Je me plie à mon corps donc je me plie aux corps des autres. Tout doit s’imbriquer ; il est vrai que dans mon travail sur la Neuvième Symphonie avec Béjart, c’était a priori, différent de ma fonction de metteur en scène avec mon ensemble les Désinents. Mais même là, j’ai entendu donner des clefs de compréhension de la musique aux danseurs ». Il voit en effet la musique comme un élément de la danse, quitte à faire chanter les danseurs comme dans Häftling. Ou quitte à évoluer lui-même avec ses compétences de pianiste, de compositeur, de metteur en scène, réquisitionnées toutes par David Wampach dans Auto. « Cette pièce peut encore changer, tout s’y est élaboré pendant le processus de création. Cela étant, ce lâcher prise n’est pas un laisser aller. David ne parle pas de lui en tant qu’individu, mais à travers le prisme de quelque chose d’universel et de construit. Avec Raphaëlle Delaunay avec qui je vais collaborer, l’enjeu sera de dépasser la virtuosité pour laquelle nous étions tous deux programmés, mais sans outrance. »

Oui, Aurélien tient à la partition. Elle a beau changer parfois tous les jours en atelier, elle constitue le nœud du challenge. Ainsi, à l’instar de la colombe de Kant qui est d’autant plus libre qu’elle obéit à des lois, la contrainte est pour ce musicien qui danse le prix de la liberté.

Bérengère ALFORT in Danser, novembre 2008

mercredi 29 octobre 2008

CONCERT : KASSELER MUSIKTAGE 1er novembre 08


Rappel : concert d'Aurélien RICHARD et du quatuor Diotima le 1er novembre 08 à 18 h au Ballhaus am Schloss Wilhelmshöhe à Kassel, enregistré par la Hessische Rundfunk

"INSTRUMENTALE KORRESPONDENZ"

Leoš JANACEK: Pohádka, Streichquartett "Intime Briefe"
Miroslav SRNKA: Pouhou vlnou, Streichquartett 2004, Simple Space

www.kasseler-musiktage.de

mercredi 10 septembre 2008

DATES OCTOBRE A DECEMBRE 2008


(crédit photographique : Myriam TIRLER)

Pianiste :

- 18 octobre 08, 17h30 : "récital-intrusion" avec Odile DUBOC, Emmanuelle VO-DINH et Alban RICHARD, oeuvres de RAMEAU, WAGNER, MESSIAEN et DUSAPIN, Le Forum, LE BLANC-MESNIL
- 23 octobre 08, 22h : "20 Regards sur l'Enfant-Jésus" d'Olivier MESSIAEN, avec Vanessa WAGNER, Festival Automne en Normandie, Auditorium du Conservatoire, ROUEN
- 24 octobre 08, 20h30 : "O Carmen", spectacle de Nicolas VIAL avec Olivier MARTIN-SALVAN, Atelier du Rhin, COLMAR
- 25 octobre 08, 18h : "O Carmen", spectacle de Nicolas VIAL avec Olivier MARTIN-SALVAN, Atelier du Rhin, COLMAR
- 1er novembre 08, 18h : concert JANACEK/SRNKA avec le Quatuor DIOTIMA, Ballhaus am Schloss Wilhelmshöhe, Kasseler Musiktage, KASSEL (concert enregistré par le Hessische Rundfunk)
- 4 décembre 08, 21h : "Bukowski, jusqu'à ce que les doigts saignent", lecture-concert avec Eric FREY, Le Babilo, PARIS
- 5 décembre 08, 21h : "Bukowski, jusqu'à ce que les doigts saignent", lecture-concert avec Eric FREY, Le Babilo, PARIS
- 16 décembre 08, 20h30 : "O Carmen", spectacle de Nicolas VIAL avec Olivier MARTIN-SALVAN, Scènes du Jura, LONS-LE-SAULNIER
- 17 décembre 08, 20h30 : "O Carmen", spectacle de Nicolas VIAL avec Olivier MARTIN-SALVAN, Scènes du Jura, LONS-LE-SAULNIER
- 19 décembre 08, 21h : "O Carmen", spectacle de Nicolas VIAL avec Olivier MARTIN-SALVAN, La Chélidoine, SAINT-ANGEL
- 20 décembre 08, 21h : "O Carmen", spectacle de Nicolas VIAL avec Olivier MARTIN-SALVAN, La Chélidoine, SAINT-ANGEL

Conférencier :

- 24 octobre 08, 9h : "Autour de MESSIAEN", avec le Quatuor DIOTIMA, Opéra, ROUEN
- 5 novembre, 9h30 : "Des concerts commentés...", Théâtre du Château, EU
- 21 novembre 08, 14h : "Etre lieu et temps", Centre National de la Danse, PANTIN

mardi 8 juillet 2008

AUTO (CRITIQUE) in Mouvement.net


" Wampach foutraque, Cathala implacable
Deux nouvelles pièces marquantes au festival Uzès Danse

Radicaux et efficaces, David Wampach et Hélène Cathala ont imposé leurs styles dans le paysage chorégraphique haut de gamme du festival. Lui, présentait Auto (créé aux Rencontres chorégraphiques de Seine-Saint-Denis) où il incarne – corps et âme – un travesti ; elle, faisait découvrir sa dernière création, Exode 1.25, définitivement déconcertante.

Les voyages forment la jeunesse des esthétiques. Depuis quelques mois, plusieurs artistes chorégraphiques français, de retour de répétitions à Lisbonne, ne jurent plus que par le Finalmente. Dans la capitale portugaise, ce petit cabaret travesti propose chaque lundi une soirée amateurs. Croyons-en nos artistes voyageurs : ce rendez-vous est unique sur la carte de l’Europe. Auto, toute nouvelle pièce de David Wampach, l’immortalise. Tout s’y passe comme si cet artiste avait nourri un autre projet, pour finalement laisser la découverte du Finalmente bousculer son propos ; le contaminer, et produire un spectacle inclassable, hors genre et imprévisible. Délicieusement foutraque.
Hors genre ? En tout cas transgenre.
De bout en bout, David Wampach l’interprète en travesti. Robe, perruque, talons aiguilles. Décalé, très physique, mais comme ailleurs. Là où on ne l’attendait pas. Un rien réservé, flouté. Pourtant si présent. Même pas parfait. Combien connaît-on de travestis « parfaits » ? Là n’est pas le pouvoir du travesti. Le travesti illumine d’une autre manière : il bricole, il s’arrange, mais par cet à-peu-près touche à des déterminants parmi les plus intimes et constitutifs. Le masculin. Le féminin.
Dans cet écart entre effets et moyens, le travesti fascine. Chancelant, outrancier, il n’en touche pas moins le cœur de cible du trouble et des passions de la métamorphose ; du spectacle. La feuille de salle d’Auto distribuée au festival d’Uzès ne mentionnait, pour note d’intention, que les mots desillusionsdesillusionsdesillusions, répétés soixante-dix neuf fois en cascade. Des illusions. Désillusion.
Auto est également interprété par un musicien, Aurélien Richard, sur un piano qui ne cesse de rouler sur scène, parcourant tout l’espace. Au côté d’un danseur parfois limité par ses évolutions haut perchées, on n’a jamais vu musique saisie d’un mouvement chorégraphique aussi gaillard. D’autant que ses sonorités puissantes, métalliques et flamboyantes, peuvent continuer de se déployer si le musicien se retire : qu’est-ce qui est joué live ? Qu’est-ce qui est enregistré ? Quel support ? Quelle partition ? Y a-t-il un son plus vrai qu’un autre ? Tout bouge.
Un autre grand décollement se produit dans la machine à spectacle. Cela par la projection de vidéos. Où se trouve Wampach ? A l’écran, côté images. Hors champ, comme réalisateur. Mais encore présent en réel devant l’écran, interprétant ses propres personnages, dans une hyperbole d’énergie hystérisée. Tout bouge. Ces films paraissent une captation de show au Finalmente, mais tout autant un décalque décalé, exagéré, de Carrie, de Brian de Palma, ou Desperate Living de John Waters.
Zébré, sans peurs, touchant et drôle, David Wampach manie ici la référence pour mieux s’en affranchir, déjouant tout risque d’application, ou pontification. Concluant sur un pastiche de numéro de femme sciée, de corps défait, de spectacle foiré, Auto respire une joyeuse liberté.

(...) "

Gérard Mayen

mercredi 2 juillet 2008

SAISON 08-09


bonjour à tous,

vous pouvez trouver sur mon myspace le détail des dates que je donnerai la saison prochaine : www.myspace.com/aurlienrichard

Je reprendrai notamment le spectacle "O Carmen" pour une série au Théâtre du Rond-Point et en tournée, ainsi qu'"Auto", spectacle de David WAMPACH.

Egalement, des concerts importants :

- l'intégrale des "20 Regards sur l'Enfant-Jésus" d'Olivier MESSIAEN en compagnie de Vanessa WAGNER, dans le cadre du festival Automne en Normandie

- un concert avec le quatuor Diotima à Kassel.

Une collaboration démarre avec la créatrice lumière Caty OLIVE : nous avons tous deux volonté de travailler à l'élaboration d'un objet particulier, s'articulant autour de l'"Art de la Fugue" de BACH. Ce sera un projet signé de l'ensemble les Désinents.

Enfin, je reprends le travail avec Alban RICHARD et l'ensemble l'Abrupt, lors d'une soirée discussion avec deux autres chorégraphes, Odile DUBOC et Emmanuelle VO-DINH, ainsi que d'un stage proposé au Centre National de la Danse.

D'autres projets sont à l'étude...

A bientôt pour de plus amples détails et nouvelles !